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Le 23 décembre 2011
Les autorités sanitaires préconisent un retrait de toutes les prothèses PIP
Les autorités sanitaires ont tranché le 23 décembre en faveur d’un retrait de toutes les prothèses défectueuses, au titre du principe de ...
Les autorités sanitaires ont tranché le 23 décembre en faveur d’un retrait de toutes les prothèses défectueuses, au titre du principe de précaution, ceci même si le lien entre les cancers développés et la défectuosité des prothèses n’est pas avéré et qu’il n’existerait pas à ce jour, selon l’INCA de risque accru de cancer chez les femmes porteuses des prothèses de cette marque, par comparaison aux autres prothèses.
Dans un tel contexte, le gouvernement a aussitôt précisé qu’il n’y avait pas d’urgence à explanter les prothèses, qu’il convenait que les porteuses de ce type de prothèses soient suivies de manière régulière (au minimum une mammographie axillaire tous les 6 mois) ….
Après l’effet, d’annonce se pose maintenant désormais la question de la mise en œuvre, tant du suivi que de l’explantation de toutes les porteuses de ces prothèses.
Hormis le problème du coût et de la prise en charge des frais induits tant par le retrait que par le remplacement des prothèses défectueuses, se pose également la difficulté de l’identification des porteuses.
Il est en effet apparu que toutes les femmes implantées n’avaient par la carte identifiant leur prothèse ce qui implique qu’elles ne se sachent pas forcément porteuses de ces prothèses.
Pour tenter de pallier cette difficulté, les autorités sanitaires ont préconisé aux praticiens de contacter toutes leurs patientes. Il reste cependant qu’au vu de l’ampleur de la tâche, il parait peu probable que tous aient donné une suite favorable à cette demande, ce qui pose avec acuité le problème de la possibilité de pouvoir véritablement pouvoir assurer le suivi de ces personnes.
Il est à craindre, dès lors que toutes les porteuses dont l’état des prothèses justifieraient rapidement le retrait, ne puisse être à même de le faire, faute d’avoir été informé d’avoir « bénéficié » de ces implants défectueux.
Dans le cadre de la gestion de ce dossier, véritable scandale sanitaire, il apparait que les défaillances ont été nombreuses et une fois de plus répétées dans le temps. Une nouvelle fois, il apparait important de rappeler ici que dès 2008 la société PIP était condamnée en raison de la défectuosité de ces prothèses. Ces faits alarmants auraient du conduire l’AFSSAPS dès cette époque à retirer à cette société son autorisation de mise sur le marché, et de même les praticiens à ne plus implanter ce type de prothèses.
Tel n’a pas été le cas, ce qui a permis la mise en œuvre de très nombreux implants durant les années qui ont précédé leur retrait définitif de la vente.
Ce fait est d’autant plus dommageable que cette société a été depuis liquidée et qu’il n’existe à ce jour pas de recours possible à son encontre, à l’encontre de ses dirigeants, pas d’avantage que d’assureur à attraire en garantie.
Les seules voies aujourd’hui ouvertes aux porteuses de ces prothèses pour obtenir indemnisation de leurs préjudices serait d’agir soit à l’encontre des praticiens qui ont implanté ces prothèses, et/ou, en fonction de la date de la mise en œuvre de ces implants, à l’encontre de l’Etat.
Eu égard aux conséquences pour les porteuses et principalement pour celles qui le sont à la suite d’une opération de chirurgie esthétique (80 %) qui vont devoir supporter seule le coût du remplacement des prothèses explantées, il apparait nécessaire aujourd’hui de s’interroger d’une part, quant à la mise en œuvre de fonds de garantie et/ou d’obligation pour les sociétés qui fournissent ce genre de produits ou pour ceux qui dans leur pratique, les utilisent, de s’assurer, de sorte que si des difficultés surviennent, toutes les victimes puissent être justement et intégralement indemnisées des préjudices subis.
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