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Le 24 novembre 2011

De la dangerosité des prothèses PIP – 1er décès d’une porteuse

1er décès d'une porteuse pip

Il y a quelques mois, nous fustigions l’attitude attentiste de l’AFSSAPS qui avait tardivement retiré les prothèses de marque PIP, en soulignant que cette attitude n’était pas conforme au principe de précaution, qui aurait du conduire au retrait de ces prothèses dès lors que plusieurs signalements avaient été opérés concernant leur dangerosité potentielle.

Il a fallu attendre de nombreux mois avant que l’AFSSAPS face procéder en mars 2010, à une enquête préliminaire dans les locaux de la société marseillaise qui fabriquait et commercialisait ces prothèses.

Cette enquête à conduit au constat que d’une part, l’épaisseur de l’enveloppe de ses prothèses avait été rogné, et que d’autre part, le silicone contenu dans ces prothèses était un silicone à usage industriel parfois même périmé!

A la suite de cette enquête, la société qui connaissait des difficultés financières à été placée en liquidation judiciaire, laissant les victimes seules, face à leur sort.

En effet, la société ayant commercialisé ces prothèses ayant disparu, se posera devant le juge pénal le problème de la prise en charge de ces victimes.

La situation est d’autant plus grave que les conséquences de la propagation dans le corps de ce gel de silicone peuvent être dramatiques, comme vient malheureusement de le confirmer le décès de la première porteuse de ces prothèse, après qu’elle ait développé un lymphome à la suite du contact de ce gel.

Lorsque l’on sait qu’en France ce ne sont pas moins de 40 000 personnes qui ont bénéficié d’implants de ces prothèses qui ont en outre été commercialisées en Europe, on prend conscience de l’impact sanitaire et des conséquences qui peuvent en découler.

Il est à ce jour indispensable que des mesures drastiques soient prises, et sans délai, afin d’une part de permettre à toutes les porteuses de ce type de prothèses de se les faire retirer sans délai, alors que les prothèses ne sont pas encore rompues.

Evidemment, l’argument du coût de ce retrait et du remplacement de ces prothèses a été immédiatement signalé. Il semble pourtant que cet argument ne puisse sérieusement prospérer en regard des risques de contracter des maladies telles des lymphomes, qui engendrent des soins plus couteux encore, et peuvent conduire, in fine au décès des porteuses.

De même que le législateur a été amené à légiférer en ce qui concerne le MEDIATOR, il apparait indispensable qu’il se saisisse également de cette question de santé publique, de sorte à permettre à toutes les victimes non seulement de faire entendre leur voix, et obtienne une indemnisation des préjudices subis, mais également puissent entreprendre les interventions qui s’avèrent indispensables pour leur permettre d’éviter les conséquences dramatiques induites par la rupture des prothèses PIP.

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